Actualité d’octobre 2026 :
Campagne de géophysique aéroportée
Progression des travaux • Publié le 24 octobre 2026
La Compagnie des Mines Arédiennes réalise une campagne de géophysique aéroportée pendant environ trois semaines de durée de vol cumulée, planifiée en novembre et décembre 2026, afin d’améliorer la connaissance géologique et structurale du sous-sol de la zone de 330 km2 des permis exclusifs de recherches Douillac, Pierrepinet et Fayat. Il s’agit d’une campagne de mesures des propriétés physiques des roches associant électromagnétisme et magnétisme.
1. Objectif et intérêt de la campagne de géophysique aéroportée
- Améliorer la connaissance géologique et structurale du sous-sol sur la superficie des 330 km2 des PER Douillac, Pierrepinet et Fayat avec des méthodes modernes de mesures des propriétés physiques des roches.
- Identifier des structures majeures d’intérêt pour la poursuite du programme de recherches.
- Acquérir des données de manière homogène sur l’ensemble du territoire étudié sans réalisation de travaux au sol :
- Des données électromagnétiques qui permettent de caractériser les variations de conductivité électriques du sous-sol et d’identifier les structures conductrices (failles, argiles, etc.).
- Des données magnétiques qui permettent d’identifier les variations du champ magnétique et contribuent ainsi à l’interprétation de la nature des roches du secteur survolé (orthogneiss, paragneiss, granite, etc.).
Cadre rigide relié à l’hélicoptère et portant les systèmes de mesures. La garde au sol du cadre est de 35 à 45 m.
Magnétomètre à vapeur de césium monté sur le cadre rigide relié à l’hélicoptère permettant d’identifier les variations du champ magnétique terrestre
Exemple de carte de relevé magnétique dans le secteur de Limoges réalisé pour le BRGM par SkyTEM Surveys Aps en 2022
Le levé électromagnétique est réalisé par le système SkyTEM312HP Dual-Moment TEM. Un cadre rigide portant le système est relié à l’hélicoptère par un câble de remorquage et la profondeur maximale d’investigation visée est d’environ 700 m selon les conditions géologiques locales. La garde au sol du cadre est de 35 à 45 m au-dessus des obstacles ou dangers sous réserve du relief, de la météo et de l’appréciation du pilote.
Le levé magnétique est réalisé avec un magnétomètre à vapeur de césium monté sur le cadre portant également le système SkyTEM.
2. Calendrier prévisionnel
La mobilisation de la campagne de géophysique aéroportée est prévue en novembre 2026 pour environ trois semaines de durée de vol cumulée. Le calendrier précis sera ajusté en fonction de la programmation des opérations et des conditions de vol, notamment météorologiques. La campagne est réalisée par le prestataire SkyTEM Surveys Aps basé au Danemark.
3. Aéronef et plan prévisionnel de vol
- L’aéronef utilisé est un hélicoptère Astar 350 B3 Écureuil ou similaire
- Durée moyenne d’une rotation : 2.5 h
- Nombre indicatif de vols par jour : 2
- Vitesse de vol sur les lignes de survol : 70 à 110 k/h, en moyenne 80 km/h
- Environ 200 km de lignes de survol en moyenne par jour
- Survols réalisés du lever au coucher du soleil, selon les conditions météorologiques.
Hélicoptère en vol équipé du cadre rigide portant les appareils de mesures
Plan prévisionnel de vol avec les trois catégories de lignes de survol
Le plan prévisionnel de vol prévoit trois catégories de lignes de survol :
- Les lignes principales (en rouge sur le plan prévisionnel de vol)
- Espacées de 100 m et orientées N132°
- Environ 3 300 km de survol total prévu
- Les lignes de contrôle (en noir sur le plan prévisionnel de vol)
- Espacées de 500 m et orientées N42°
- Environ 660 km de survol total prévu
- Les lignes complémentaires (en bleu sur le plan prévisionnel de vol)
- Plus resserrées et prévues sur le PER Pierrepinet pour augmenter la résolution de l’acquisition de données dans les deux directions
- Espacées de 100 m et orientées N42°
- Environ 5 km de survol total prévu
Le vol s’adapte au terrain et aux contraintes identifiées :
- Le survol est réalisé en adaptant la trajectoire de l’hélicoptère au relief afin de conserver autant que possible une distance régulière entre le système de mesure et le terrain.
- La hauteur recherchée est de 35 à 45 m au-dessus du terrain mais elle est adaptée en fonction du relief, de la végétation, des constructions, des lignes électriques et des conditions météorologiques, selon l’appréciation du pilote. La sécurité aérienne demeure prioritaire.
- Le plan de vol définitif intègre les éventuelles zones d’exclusion ou les contraintes identifiées lors de la prise en compte de l’environnement.
4. Prise en compte de l’environnement
Préalablement à la réalisation de la campagne le plan de vol fera l’objet d’une vérification destinée à identifier les principales contraintes susceptibles d’affecter les opérations comme :
- Les secteurs habités, les zones d’élevage et les centres équestres
- Les infrastructures aériennes et les lignes électriques
- Les espaces naturels présentant des enjeux particuliers pour l’avifaune c’est-à-dire les espèces d’oiseaux sédentaires et les espèces saisonnières.
Réduction du risque de dérangement de l’avifaune :
- Un inventaire des zones naturelles d’accueil de l’avifaune sera réalisé afin de prendre en compte le risque de dérangement temporaire lié au passage de l’hélicoptère.
- La campagne de survol étant envisagée en novembre / décembre, cette période est globalement plus favorable du point de vue du risque de dérangement de l’avifaune qu’au printemps ou au début de l’été qui correspondent à la période principale de reproduction et d’élevage des jeunes pour la majorité des espèces susceptibles d’être présentes. L’attention porte davantage sur les oiseaux hivernants et sur les éventuels sites de rassemblement ou de dortoirs notamment pour les rapaces. Les plans d’eau peuvent également accueillir des oiseaux d’eau en stationnement hivernal.
- Préalablement au démarrage des vols, les données disponibles seront consultées afin d’identifier, le cas échéant, la présence connue de sites de rassemblement ou de dortoirs sensibles, en particulier de rapaces et d’oiseaux d’eau, à proximité immédiate des lignes de vol. Si besoin le plan de vol sera adapté sous réserves que les contraintes techniques et de sécurité aéronautiques le permettent, en privilégiant l’évitement du secteur ou une augmentation ponctuelle de la hauteur de survol.
- Les caractéristiques du survol (vitesse moyenne de 80 km/h et hauteur moyenne de 40 m) permettront de limiter fortement la durée du dérangement avec des passages ponctuels et de très courte durée.
Les conditions météorologiques sont également prises en compte quotidiennement pour déterminer la possibilité de réaliser les acquisitions de données dans des conditions satisfaisantes et en toute sécurité.
5. Nuisance sonore et information locale
Compte tenu de l’espacement des lignes de survol et de la vitesse de l’hélicoptère le passage au-dessus d’un secteur sera de courte durée et la nuisance sonore sera très limitée.
La distribution d’un flyer informatif par les services de La Poste sera réalisée avant le début de la campagne. Compte tenu de la règlementation en vigueur, seules les boites aux lettres n’ayant pas l’autocollant « Stop Pub » recevront cette information. Des flyers seront également disponibles dans les mairies acceptant de les mettre à disposition.
Le dispositif de mesure n’entraine aucune modification physique du sol ou du sous-sol. Les seules installations terrestres sont liées à la logistique aéronautique et à la base temporaire de l’hélicoptère et du matériel. Il n’y aura :
- Aucun terrassement ni tranchée
- Aucun défrichement ni création de piste
- Aucune circulation d’engins terrestres
- Aucun prélèvement de sol, roches ou eau




